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950 ans d’histoire :
Église St-Jean-Baptiste
église décanale de Wavre

Amis visiteurs, soyez les bienvenus !
Vous êtes ici dans la Maison de Dieu
Respectez le silence ; ce lieu est un lieu de prière.
Ne le quittez pas sans avoir consacré
quelques instants
à la prière ou à la méditation.

Introduction à la visite

L’église de Wavre est un des rares monuments religieux de style gothique qui soit préservé en Brabant wallon. Elle daterait de la fin du XVe siècle, la dernière période ogivale. Bâtie en croix latine, les voutes supportées par douze colonnes représentant les douze apôtres, elle mesure 59 mètres de long sur 9,4 mètres de large. Les colonnes sont en grès brun ferrugineux tirés des carrières de Limal et Ottenbourg. Dans ses ogives se marient harmonieusement le grès brun et les pierres blanches de Gobertange.

 

​La nef centrale surprend par ses dimensions équilibrées pour une assemblée chrétienne, 24 mètres de long sur 17 mètres de large, allées latérales comprises. Cet ensemble fut plusieurs fois restauré suite aux destructions causées par les guerres et les incendies.La nef centrale est prolongée par un chœur de dimensions remarquables : 16 mètres de long sur 9 mètres de large.

Croisant la nef et le chœur, le transept compte 29 mètres de long sur 9 mètres de large.

 

Comme l'indique le médaillon de la voute, le chœur date de 1718. L'on s'étonne aujourd'hui de l'ampleur de l'église car, au XVe siècle, la population de la ville ne dépassait pas le millier d'habitants.

Entrée et narthex

À votre droite, en entrant dans la nef, se trouve une grande vasque du XVIe siècle qui récemment encore servait de bénitier.​

 

Si vous faites quelques pas en avant, vous verrez en vous retournant :

Deux statues en bois. Sur les deux piliers en contrefort du fond de l'église, on reconnait à gauche la grande statue en bois polychrome de saint Nicolas et à droite celle de saint Joseph. Ces deux statues, sculptées à Louvain en 1855 par les frères Goyens, avaient été offertes par l'Université de Louvain à son vice-recteur, Joseph De Cock né à Tubize en 1800, devenu curé-doyen de Wavre en 1848 et mort victime de son dévouement lors d'une épidémie, le 17 mars 1851. Les deux statues ont été restaurées en 2023 par Fanny Cayron.

 

​Les orgues actuelles de Wavre datent de 1844. Elle sont l'œuvre du facteur d'orgue de Bruxelles Hypolite Loret. Seuls les quatre anges sculptés qui décorent les tourelles et le soubassement de la façade sont plus anciens (début du XVIIIe siècle). Quelques tuyaux du 18e ont également resservi pour l'orgue de 1844. Selon Jean Ferrard, ces orgues représentent une étape importante de l'évolution technique et artistique de la facture d'orgues en Brabant wallon. Elles se situent entre le baroque et le romantique. Elles ont été complètement restaurées par le facteur d'orgues de Tournai, Bernard Couvreur, en 1999.

Croisée des transepts

Dans la perspective de l'allée centrale, vous apercevrez, à la croisée du transept, le maitre-autel, un bloc en pierre de taille, sculpté par J. Willams et installé en 1970.​

 

Suspendue au-dessus de l'autel, une croix-icône d'un mètre quarante de haut représente le Christ glorieux en croix, entouré de Marie, sa mère, et de Saint-Jean, le disci­ple qu'il aimait. Cette croix, qui date de 2003, a exigé un an de travail de l'artiste Pascale Gryson d'Ottignies. C'est une « crucifixion romane ». L'art roman, comme l'art byzantin, exprime toujours que le crucifié est Fils de Dieu. Ce n'est que plus tard et en Occident, durant la période gothique du Moyen Age, que le Christ en croix sera représenté douloureux, partageant la souffrance de l'humanité (comme dans le retable du chœur). L'envers de cette crucifixion romane nous montre Moïse élevant le serpent d'airain dans le désert sur l'ordre de Dieu ; les Israélites accablés de morsures de serpent en étaient guéris en levant les yeux vers cet emblème, signe de la miséricorde divine.

 

​À droite de l'autel se trouve un grand lutrin en cuivre (datant du XXe siècle) destiné à recevoir le lectionnaire pour la proclamation de la Parole de Dieu. Ce lutrin est surmonté d'un aigle, le symbole de l'évangéliste saint Jean dont le regard de foi a percé le mystère de la divinité de Jésus de Nazareth.

Chœur

En entrant dans le chœur, le regard est d'abord attiré par le retable de l'abside. De style néogothique, il fut sculpté et peint vers 1907 par le sculpteur Vermeylen de Louvain. Les thèmes traités ont été inspirés par les retables de Pépinster et de Spy. De gauche à droite, il représente successivement l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, le portement de la croix, la crucifixion (au centre), la mise au tombeau et la résurrection.​

 

À droite du retable, subsiste une crédence gothique du XVe siècle.

 

Un peu en retrait se trouvent les fonts baptismaux dont la vasque porte la date de 1602.

 

Sur le mur, l'icône du baptême du Christ peinte par Christian Compain. L'eau du Jourdain, sanctifiée par le baptême de Jésus, déborde du centre de l'icône vers tous les fonts baptismaux. Les baptisés reçoivent l'Esprit Saint et entendent la déclaration d'amour du Père pour le Fils. Le rocher du désert en forme de croix renversée suggère que Jésus accepte la mort pour ôter le péché du monde.​

 

Depuis le déplacement du maitre-autel vers le transept, le chœur de l'église est devenu le lieu de célébration des messes de semaine et des baptêmes ; il est clôturé par les deux anciens bancs de communion, qui constituent les boiseries les plus anciennes de l'église.

S'il y a toujours eu dans les siècles passés des stalles dans l'église, celles que l'on peut voir aujourd'hui dans le chœur proviennent de l'église des clarisses dont, il y a trente ans, le couvent se situait chaussée de Louvain.

Enfin, du côté droit du chœur, face à l'abside, encastré dans un mur, le Tabernacle dont la lampe de sanctuaire indique la présence du Saint-Sacrement.

Vitraux

Ce qui frappe immédiatement en entrant dans l'église Saint-Jean-Baptiste, c'est sa clarté. Cette belle luminosité, qui tient à la particularité de ses vitraux, est une hymne au Christ Ressuscité.

Les vitraux modernes de l'église sont l’œuvres du décorateur de Namur, Louis-Marie Londot. Ils furent placés en 1975. Ils sont tous en verre soufflés, transparents et translucides, permettant à la lumière du soleil de pénétrer dans l'église, contrairement aux verrières en verres cuits.​

 

Dans le chœur, les vitraux sont traités en couleur sourde, pour éviter que les fidèles ne soient éblouis et pour mas­quer les maisons dans la partie basse des fenêtres.

Dans le transept, au contraire, tout en étant en partie de couleur, les vitraux sont plus clairs pour illuminer le maitre-autel.

Dans les nefs latérales, le verre antique est resté naturel avec une petite coloration. Ces vitraux sont appelés « mise sous plomb ».​

 

Pourquoi des vitraux non figuratifs dans une église ?

Dans le courant des réformes liturgiques de Vatican II (1960), l'église n'est plus considérée prioritairement comme un lieu d'instruction mais comme un lieu de réunion, de recueillement, de repos pour l'esprit. Dans cette optique, les artistes ont cherché à prendre le contrepied des tendances contemporaines où l'individu est perpétuellement assailli d'images. D'autre part, la constitution sur la liturgie de 1963 demandait à tous ceux qui s'occupaient d'art sacré de restreindre le nombre des images proposées à la vénération des fidèles pour ne pas favoriser les dévotions périphériques.

 

​De toutes les verrières anciennes, seules trois verrières de la chapelle de la Vierge, du fond de l'église, dues au peintre-verrier Steyaert de Bruxelles, en 1929, furent maintenues ; elles représentent les trois vertus théologales, la Foi, l'Espérance et la Charité.

En 1926, les deux grandes fenêtres des transepts portaient des vitraux commémoratifs de la Grande Guerre. Eux aussi œuvres du peintre-verrier Steyaert à l’initiative du doyen Mottart. Celui de gauche avait pour sujet le Christ-Roi et la Vierge entourés de saints guerriers. Celui de droite présentait saint Jean Baptiste, patron de la Wavre ; saint Joseph, patron de la Belgique ; le roi, la reine, le cardinal Mercier et saint Augustin.

Transept et nef de droite

Dans le transept droit se trouve l'autel de saint Jean-Baptiste, patron de la paroisse. Restauré en 2023.

 

​À sa droite, sur le pilier, une peinture murale du XVe siècle ; il s'agit d'un personnage barbu tenant un livre de la main droite et une plume de la gauche, il porte un vêtement blanc couvert d'un long manteau rouge dont le bord est décoré de cabochons jaunes ou verts à peine visibles. Dans le bas de la peinture, on voit une partie de la jambe de ce personnage. Il peut s'agir d'un évangéliste, ou d'un saint ou de quelque autre personnage important de l'histoire de l'église.​

 

Le grand tableau du transept droit représente saint Charles Borromée, archevêque de Milan au XVIe siècle donnant la Sainte Communion aux pestiférés de sa ville. Ce tableau est une œuvre de Polydore Beaufaux, peintre né à Wavre en 1829 et qui fut prix de Rome en 1857. Le petit saint Jean Baptiste du fond de la nef centrale est également de lui.

 

​Enfin, sous le grand tableau, on remarquera deux plaques commémoratives. Celle du dessous est consacrée « à la mémoire des Wavriens victimes de la guerre 1914-1918 », avec la liste des noms. Celle du dessus, placée la 8 mai 1995, pour le cinquantième anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, porte : « A la mémoire des victimes de la guerre 40-45, soldats, prisonniers, déportés, résistants et civils, les Wavriens reconnaissants ».​

 

Les lambris actuels et les quatre confessionnaux des nefs latérales datent de la seconde moitié du XVIIIe siècle ; ils furent achetés à l'église Notre-Dame à Nivelles en 1812.

 

La chaire de vérité, chaire Louis XV à double escalier, vient également d'ailleurs : elle a été échangée vers 1823 avec celle de Basse-Wavre. Elle a été restaurée en 2023.​

 

Sur les lambris des nefs latérales sont accrochées les quatorze stations du chemin de croix en céramique ; elles sont l’œuvre de l'abbé Pierre Michaux, ancien doyen de Rixensart. Immobilisé à la suite d'une thrombose, il a, pour sortir de son isolement, modelé ces céramiques en s'inspirant de l'actualité, et cela avec l'aide du céramiste Max Vanderlinden, d'où la ressemblance de style.

 

​En descendant l'allée latérale de droite, si l'on lève bien haut la tête, on aperçoit sur le deuxième pilier, entouré d'une peau de cuir brun, un boulet de canon du 18 juin 1815. Ce jour-là, les troupes françaises commandées par le maréchal Grouchy, venant du sud de la ville, avaient bombardé le centre de Wavre et traversé le pont de la Dyle en repoussant les Prussiens. Ils croyaient avoir vaincu l'armée prussienne. En fait, les Prussiens, commandés par le général Blücher, n'avaient laissé à Wavre qu'une arrière-garde pour permettre au gros de la troupe de rejoindre, à marche forcée, le champ de bataille de Waterloo, où se déroulait l'engagement décisif. Napoléon attendra en vain Grouchy, et ce fut Blücher. Il comprit alors que la bataille était perdue. Un texte latin entoure le boulet enfoncé dans la colonne :

Quid vis, irrita acies contra hanc petram. « À quoi voulais-tu en venir, projectile égaré, en heurtant cette pierre ? »

Ecce medium plus ultra. « Tu n'iras pas plus loin. »

Sic inconsulta transit gloria mundi. « Ainsi passe la vaine gloire du monde. »

Transept et nef de gauche

Au fond de la nef, on voit un tableau d’un peintre inconnu représentant le Christ détachant un de ses bras de la croix pour serrer sainte Lutgarde contre son cœur. Ce tableau provient d’Aywiers.​

Sur le côté de la nef, on voit, illuminée par des cierges, la chapelle de la Vierge. Elle comporte plusieurs céramiques de Max Vanderlinden : d'abord la très belle et jeune Vierge Marie, modelée, au dire de l'artiste, d'après les descriptions de Bernadette Soubirous de Lourdes. Deux clochers l'entourent : celui de Saint-Jean-Baptiste de Wavre, et celui de Notre-Dame de Paix et de Concorde de Basse-Wavre.

Entourant Marie, deux céramiques de saints très populai­res : saint Antoine et sainte Rita.

Sans oublier l'Enfant Jésus de Prague surmonté du « Je vous salue Marie » en wallon de feu le doyen Adolphe Gits, qui traduit « Et à l'heure de notre mort » par Et ne nos roviez ni quand e nos faura crauchi nos botes : « Et ne nous oubliez pas quand il nous faudra graisser nos bottes ».

Dans la chapelle de la Vierge, on trouve encore, sur la gauche, deux médaillons de marbre blanc. L'un représente le doyen De Cock visitant les malades, l'autre son buste.

Cette chapelle servait avant pour les baptêmes.

 

​Dans le transept de gauche, on trouve l'autel baroque de la Vierge datant du XVIIIe siècle, restauré en 2023. Vous remarquerez le travail d’artiste pour peindre sur le bois une imitation de marbre très réaliste. Sous l’autel rayonne un cœur en or transpercé, le sacré-cœur de Jésus.

À gauche de l’autel de la Vierge se trouve une statue du Christ prisonnier, une peinture murale du XVe siècle, décapée en 1975 qui représente saint Guidon d'Anderlecht conduisant les chevaux de sa charrue, et une peinture représentant les bergers de Bethléem adorant l’enfant Jésus.

Clocher et carillon

Il n’y avait que trois cloches dans la tour de l'église entre 1836 et 1943 : l'une de 1836 donnait le ré, la deuxième, plus ancienne (1788) donnait le fa et enfin, l'aînée, la cloche « Donglebert » (1696) donnait le sol.​

En décembre 1943, les deux plus grosses cloches (ré et fa) furent enlevées par les autorités allemandes. La cloche Donglebert, la plus ancienne et la plus légère fut épargnée. Fêlée, elle fut descendue en 1954 et placée, en pièce de musée, au parc Houbotte.

​Les deux cloches de volée ne revinrent jamais. Quand on entreprit de regarnir le clocher, l’abbé Pensis proposa d’y installer un carillon complet. Il fallut pour cela exhausser de six mètres la tour de l’église.

 

​Le 7 mai 1954, Mgr Suenens consacra six cloches paroissiales (le ré, le sol, le la, le si bémol, le si et le do) et bénit les 43 clochettes du carillon. C’est à cette occasion que fut créé et joué pour la première fois le « Jeu de Jean et Alice ».​

 

Pourtant, il manquait encore un fa. Faute d’argent, la cloche de 1000kg volée par les Allemands n’avait pas été remplacée. C’est en 2002, à l’occasion du jubilé du doyen Albert Pirson qu’une nouvelle cloche fut achetée par souscription.​

 

Le carillon a été restauré en 2022-2023.​

 

Un concert de carillon a lieu les jours de marché (mercredi et samedi) de 11h à midi toute l’année, par la carillonneuse de la ville : Audrey Dye.

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