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Témoignages de Hiroshima & Nagasaki
– 80 ans après la bombe atomique

Trouvez votre inspiration

Exposition dans notre église : "Témoignages de Hiroshima & Nagasaki – 80 ans après la bombe atomique". Photos, documentaires du Hiroshima Peace Memorial Museum. Dans un monde troublé, prenons un temps de mémoire et de réflexion. Une invitation à cheminer vers la paix. Le dimanche 20 juillet, 16h : Ouverture officielle avec la visite guidée par Hiroyuki Nakayama, accompagnée de la projection d’une vidéo sur la tragédie de Hiroshima et Nagasaki. La 2nde visite guidée - le samedi 9 août à 14h30 

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Traductions des textes

sur les panneaux à l'église

p1

Panneau 1
intitulé « Hiroshima and Nagasaki before the Atomic Bombing » (« Hiroshima et Nagasaki avant le bombardement atomique ») 

Hiroshima

Fondée comme ville-château, Hiroshima s’est développée en un carrefour important pour le transport, l’économie et la distribution.
Au début de l’ère Shōwa (1926–1989), la ville était devenue le centre politique et économique de la région du Chūgoku, avec une population de 200 000 habitants.
Elle comptait également de nombreux établissements éducatifs et était l’une des principales villes militaires du Japon.

📷 Rue commerçante Hondōri – Vers 1935
Archives municipales d’Hiroshima

📷 Vue de Hiroshima – Vers 1938
Photo : Wakaji Matsumoto

Nagasaki

Pendant la période Edo (1603–1868), le Japon limitait les contacts avec les pays étrangers, mais autorisait le commerce avec les Néerlandais et les Chinois, ce qui fit de Nagasaki une porte d’entrée vers le monde extérieur.
À la fin de l’ère Edo, des bâtiments étrangers bordaient les rues, et la ville était très animée par le commerce.
Avec la modernisation du Japon à partir de l’ère Meiji (1868–1912), la ville passa d’un port commercial à un centre de construction navale.

📷 Ligne de tramway de Hamano-machi avant la guerre – Début de l’ère Shōwa
Association pour la recherche photographique sur la bombe atomique de Nagasaki

📷 Vue panoramique du centre-ville – Vers 1925–1926
Bibliothèque de l’Université de Nagasaki

Panneau 2
intitulé « Hiroshima and Nagasaki during the War » (« Hiroshima et Nagasaki pendant la guerre ») 

p2

Hiroshima et Nagasaki pendant la guerre

Pendant la deuxième guerre sino-japonaise, des troupes étaient envoyées au front depuis Hiroshima et Nagasaki, et des cérémonies d’adieu étaient organisées dans les villes.
La vie des habitants était entièrement dominée par la guerre.
Au fil du temps, les produits de première nécessité devenaient rares, et les gens commençaient à se sentir opprimés.

📷 Départ des soldats (Hiroshima)

À mesure que les combats s’intensifiaient, le nombre d’hommes envoyés au front augmentait.
Dans toute la ville, des groupes de familles et de voisins se rassemblaient pour les saluer avec des drapeaux lors de grandes cérémonies de départ.
Vers 1937 – Avec l’aimable autorisation de Hajime Ishizu

📷 Exercice d’alerte aérienne (Hiroshima)

Les exercices d'incendie et autres préparatifs pour les raids aériens étaient fréquents.
Vers 1940 – Don de Michiru Tanaka

📷 Évacuation massive des élèves de l’école élémentaire de Noboricho (Hiroshima)

Dans le cadre de la défense aérienne urbaine, des élèves du primaire (de la 3e à la 6e année) étaient envoyés vivre en groupe dans des temples ou d’autres lieux à la campagne, loin de leurs familles.
1945 – Archives municipales d’Hiroshima

📷 Travail agricole par les élèves du Corps patriotique de l’école commerciale de Nagasaki (Nagasaki)

Avec la raréfaction des aliments, des cultures ont été plantées dans les cours d’école et entretenues par les élèves.
Vers 1942–1943 – Association pour la recherche photographique sur la bombe atomique de Nagasaki

p3

Panneau 3
intitulé "The Path to the Atomic Bombing" (« Le chemin vers le bombardement atomique »)

Développement de la bombe atomique

Lorsque la Seconde Guerre mondiale commence en 1939, des scientifiques, craignant que l'Allemagne développe une bombe atomique, incitent les États-Unis à étudier la faisabilité théorique d'une telle arme.
En juin 1942, les États-Unis lancent un programme de développement de la bombe atomique, qui deviendra plus tard le Projet Manhattan.
Ce fut une entreprise militaire et scientifique massive et ultra-secrète, mobilisant les communautés militaires, scientifiques et industrielles à travers tout le pays.
La mise au point de la bombe atomique prendra trois ans et coûtera deux milliards de dollars.

📷 Usine d’enrichissement de l’uranium à Oak Ridge, Tennessee – 1945
Crédit : Archives Nationales des États-Unis

La bombe atomique serait utilisée contre le Japon, et non l’Allemagne

En mai 1943, le Comité de la politique militaire des États-Unis discute du choix de la cible.
L’opinion dominante est alors que « son utilité maximale serait contre une concentration de flotte japonaise dans le port de Truk ».
En septembre 1944, les dirigeants américains et britanniques acceptent d’envisager l’utilisation de la bombe contre le Japon, tout en gardant cette décision secrète vis-à-vis des autres pays.

📷 Le président Roosevelt (à gauche) et le Premier ministre britannique Winston Churchill (à droite) – 12 septembre 1944
Crédit : Archives Nationales des États-Unis

Étude des cibles de bombardement

Le 27 avril 1945, 17 villes sont sélectionnées comme potentielles cibles de bombardement.
La liste est ensuite raccourcie en fonction des dommages potentiels et d'autres facteurs.
Les villes sélectionnées sont exemptées de tout bombardement aérien conventionnel, afin de mesurer pleinement l’effet d’une bombe atomique.

Fin juillet, la liste est réduite à :

  • Hiroshima

  • Kokura

  • Niigata

  • Nagasaki

Et le 2 août 1945, l’ordre de priorité final est établi :

  1. Hiroshima

  2. Kokura

  3. Nagasaki

🗺️ Carte : Les 17 villes sélectionnées pour étude comme cibles potentielles

Panneau 4
intitulé « The Path to the Atomic Bombing » (« Le chemin vers le bombardement atomique ») :

p4

Premier essai de bombe atomique

Le projet Manhattan a développé deux bombes atomiques en utilisant des matériaux fissiles différents : l'une à base d'uranium-235, l'autre de plutonium-239.
La conception complexe de la bombe au plutonium a nécessité des essais, et le 16 juillet 1945, la première détonation mondiale d’un engin nucléaire, nom de code « Trinity », a été réalisée avec succès dans le désert près d’Alamogordo, au Nouveau-Mexique.

Photo : Essai Trinity
Avec l’aimable autorisation des Archives nationales des États-Unis

Raisons du largage de la bombe

Après le printemps 1945, le Japon était dans une position extrêmement affaiblie. Les États-Unis envisageaient plusieurs options pour mettre fin à la guerre :

  1. Envahir le Japon continental dès novembre 1945

  2. Demander à l’Union soviétique d’entrer en guerre contre le Japon

  3. Assurer la continuation du système impérial

  4. Utiliser la bombe atomique

Les États-Unis croyaient que l’usage de la bombe atomique pour terminer la guerre :

  • limiterait l’influence soviétique après la guerre,

  • et justifierait, au niveau national, le coût énorme de son développement.

La décision de larguer la bombe atomique a été prise le 25 juillet 1945.
Document d'ordre du 25 juillet 1945 – Archives nationales des États-Unis

Les bombardements atomiques

Hiroshima

Le 2 août 1945, un ordre fut donné désignant Hiroshima comme cible principale, avec une date fixée au 6 août.
Le bombardier Enola Gay, un B-29, quitta l’île de Tinian vers 1h45 du matin le 6 août, transportant une bombe atomique surnommée « Little Boy ».
Lorsque les reconnaissances météo indiquèrent que le ciel de Hiroshima était dégagé, le sort de la ville fut scellé.

Carte : Trajectoire de l'Enola Gay

Nagasaki

Le bombardier Bockscar quitta l’île de Tinian le 9 août vers 2h47 du matin, avec à son bord la bombe « Fat Man ».
Sa cible principale était Kokura, mais vers 9h50, la visibilité y étant mauvaise, il se dirigea vers l’objectif secondaire : Nagasaki.
La ville était également couverte de nuages, mais une brèche dans les nuages permit le largage de la bombe.

Carte : Trajectoire du Bockscar

Panneau 5
intitulé "Structure of the Atomic Bombs" (« Structure des bombes atomiques »)

p5

Structure des bombes atomiques

Toute matière est composée d’atomes. Lorsqu’on divise le noyau d’un atome, une énergie énorme est libérée sous forme de chaleur et de rayonnement ionisant. Une bombe atomique utilise cette énergie pour provoquer une destruction massive et la mort.

Réaction en chaîne de fission

Réaction en chaîne de fission :
Quand un neutron frappe le noyau d’un atome et le divise, on parle de « fission ».
La fission libère davantage de neutrons ainsi qu’une grande quantité d’énergie.
Les neutrons libres entrent en collision avec d’autres noyaux, poursuivant ainsi le processus de fission.
Les réactions en chaîne nucléaires libèrent une immense quantité d’énergie en un laps de temps extrêmement court.

(Schéma à gauche : Neutron – Proton – Uranium-235 ou Plutonium-239 – Noyau – Énergie)

Les bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Schémas techniques :

Hiroshima :

  • Poids : env. 4 tonnes

  • Longueur : env. 3 mètres

  • Diamètre : env. 0,7 mètre

Nagasaki :

  • Poids : env. 4,5 tonnes

  • Longueur : env. 3,2 mètres

  • Diamètre : env. 1,5 mètre

Note (bas de page) :
Masse critique : quantité minimale de matériau fissile nécessaire pour entretenir une réaction nucléaire en chaîne. Une fois cette masse critique atteinte, la fission nucléaire se poursuit de façon continue pendant environ un millionième de seconde.

panneau 5.PNG

Panneau 6
intitulé The Atomic Bombings → Les bombardements atomiques

p6

Partie gauche (photo du haut) :

Hiroshima : August 6, 1945, 8:15 a.m.
→ Hiroshima : 6 août 1945, 8h15 du matin
Photo by US Military
→ Photo par l’armée américaine

Partie droite (photo du bas) :

Nagasaki : August 9, 1945, 11:02 a.m.
→ Nagasaki : 9 août 1945, 11h02 du matin

En bas (crédit) :

Courtesy of Hiroshima City University
→ Avec l’aimable autorisation de l’Université municipale de Hiroshima

Panneau 7
intitulé Vanished Cityscapes → Paysages urbains disparus

p7

Légendes annotées sur la photo du haut (vue sur Hiroshima) – de gauche à droite :

  • Western Drill Ground → Terrain d'exercice occidental

  • Hiroshima Station → Gare d’Hiroshima

  • Fukuya Department Store (former building) → Grands magasins Fukuya (ancien bâtiment)

  • Fukuya Department Store (new building) → Grands magasins Fukuya (nouveau bâtiment)

  • Kamiya-cho Intersection → Carrefour Kamiya-cho

  • Hijiyama Hill → Colline Hijiyama

  • Gebii Bank → Banque Gebii

  • Sumitomo Bank → Banque Sumitomo

  • Yasuda Life Insurance → Assurance-vie Yasuda

  • Chiyoda Life Insurance → Assurance-vie Chiyoda

  • Norinchukin Bank → Banque Norinchukin

  • Hiroshima Fukoku Building → Bâtiment Fukoku d’Hiroshima

  • Sanwa Bank → Banque Sanwa

  • Bank of Japan → Banque du Japon

  • Shima Hospital (hypocenter) → Hôpital Shima (hypocentre)

Légende en bas de la photo du haut :

View from a watchtower of the Hiroshima Prefectural Commerce Association, 260 m north of the hypocenter (Hiroshima) – October 5, 1945 – Photo by Shigeo Hayashi
→ Vue depuis une tour de guet de l’Association du commerce préfectoral d’Hiroshima, à 260 m au nord de l’hypocentre (Hiroshima) – 5 octobre 1945 – Photo : Shigeo Hayashi

Légendes sur la photo du bas (vue sur Nagasaki) :

  • Shiroyama Elementary School → École primaire Shiroyama

  • Yanagi Bridge → Pont Yanagi

Légende en bas de la photo du bas :

Taken from a hill 120 m east of the hypocenter (near what is now the Atomic Bomb Museum) (Nagasaki) – Mid-October 1945 – Photo by Shigeo Hayashi
→ Photo prise depuis une colline à 120 m à l’est de l’hypocentre (près de l’actuel musée de la bombe atomique) (Nagasaki) – Mi-octobre 1945 – Photo : Shigeo Hayashi

Panneau 8
intitulé HIROSHIMA and NAGASAKI

p8

Éléments annotés sur la photo (de gauche à droite, de haut en bas) :

Ligne supérieure :

  • Hiroshima Prefectural Industrial Promotion Hall (A-bomb Dome)
    → Salle de promotion industrielle préfectorale d’Hiroshima (Dôme de la bombe atomique)

  • Hiroshima City Hall
    → Hôtel de ville d’Hiroshima

  • Hiroshima Gas Company
    → Compagnie de gaz d’Hiroshima

  • Motoyasu Bridge
    → Pont Motoyasu

  • Ninoshima Island
    → Île Ninoshima

  • Motoyasu River
    → Rivière Motoyasu

  • Ebajama Hill
    → Colline Ebajama

  • Shin-ohashi Bridge
    → Pont Shin-ohashi

  • Miyajima Island
    → Île Miyajima

  • Honkawa Bridge
    → Pont Honkawa

  • Honkawa River
    → Rivière Honkawa

  • Japan Red Cross Hiroshima Branch
    → Croix-Rouge japonaise – Section d’Hiroshima

Ligne inférieure (en rouge et en bas de la photo) :

  • Hypocenter
    → Hypocentre

  • Matsuyama-machi Intersection
    → Carrefour de Matsuyama-machi

  • Shimotrokawa River
    → Rivière Shimotrokawa

Panneau 9
intitulé HIROSHIMA and NAGASAKI

p9

Légendes des photos (de haut en bas, de gauche à droite) :

Sur la photo principale du haut (vue de Hiroshima) :

  • Kodo Elementary School = École primaire Kodo

  • Aioi Bridge = Pont Aioi

  • Honkawa Elementary School = École primaire Honkawa

  • Hiroshima Central Telephone Bureau, West Office = Bureau central de téléphone de Hiroshima, aile ouest

  • Honkawa River = Rivière Honkawa

Sur la photo du bas :

  • Matsuyama Bridge = Pont Matsuyama

  • Nagasaki Prison, Urakami Branch = Prison de Nagasaki, annexe d’Urakami

Mentions des photographes :

  • À gauche : Photo by Michio Ide = Photo de Michio Ide

  • À droite : Photo by Shigeo Hayashi = Photo de Shigeo Hayashi

Panneau 10
intitulé HIROSHIMA and NAGASAKI

p10

Légendes des photos (de haut en bas, de gauche à droite) :

Photo du haut :

  • Hiroshima Gokoku Shrine = Sanctuaire Gokoku de Hiroshima

  • Hiroshima Castle Ruins = Ruines du château de Hiroshima

Photo du bas :

  • Prefectural School for the Blind and Deaf = École préfectorale pour aveugles et sourds

  • Josei Women’s High School = Lycée féminin Josei

Mentions des photographes :

  • En haut à gauche : Photo by Michio Ide = Photo de Michio Ide

  • En haut à droite : Photo by Shigeo Hayashi = Photo de Shigeo Hayashi

Panneau 11
intitulé Conséquences du bombardement atomique - Hiroshima –

p11

📷 En haut :

Survivants souffrant de brûlures et d'autres blessures
(à 2 270 m de l’hypocentre)
À l’extrémité ouest du pont Miyuki, environ 3 heures après le bombardement
📅 6 août 1945, vers 11h du matin
Photo : Yoshito Matsushige
Collection du journal Chugoku Shimbun

📷 En bas à gauche :

Centre-ville encore fumant
(à 500 m de l’hypocentre)
📅 7 août 1945
Photo : Mitsugi Kishida
Avec l’aimable autorisation de Teppei Kishida

📷 En bas à droite :

Blessés dans un poste de secours temporaire
(à 1 100 m de l’hypocentre)
Par manque de fournitures médicales, les visages brûlés ne pouvaient être soignés qu’avec de l’huile et de la gaze.
📅 9 août 1945
Photo : Yotsugi Kawahara

Panneau 12
intitulé Conséquences du bombardement atomique – Nagasaki –

p12

📷 Personnes blessées attendant les secours

(à 1 000 m de l’hypocentre)
📅 10 août 1945
Photo : Yosuke Yamahata
Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

📷 Mère et enfant attendant patiemment un traitement

(à 2 000 m de l’hypocentre)
📅 10 août 1945
Photo : Yosuke Yamahata
Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

📷 Cadavre carbonisé d’un garçon

(à 700 m de l’hypocentre)
📅 10 août 1945
Photo : Yosuke Yamahata
Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

Panneau 13
intitulé Conditions juste après le bombardement, représentées par des dessins de survivants

p13

📷 Personnes blessées attendant les secours

(à 1 000 m de l’hypocentre)
📅 10 août 1945
Photo : Yosuke Yamahata
Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

📷 Mère et enfant attendant patiemment un traitement

(à 2 000 m de l’hypocentre)
📅 10 août 1945
Photo : Yosuke Yamahata
Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

📷 Cadavre carbonisé d’un garçon

(à 700 m de l’hypocentre)
📅 10 août 1945
Photo : Yosuke Yamahata
Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

Panneau 14
intitulé « Outline of Atomic Bomb Damage » (« Aperçu des destructions causées par la bombe atomique »)

p14

Aperçu des destructions causées par la bombe atomique

Au moment de la détonation, un rayonnement thermique intense et une quantité massive de radiations furent émises dans toutes les directions.
Simultanément, l'air ambiant s'est dilaté, générant une onde de choc ultra-puissante.
L’interaction de ces trois facteurs a amplifié les dégâts.

Les destructions provoquées par la bombe atomique se caractérisent par une dévastation massive et instantanée, un massacre indiscriminé, et des effets secondaires durables et imprévisibles dus aux radiations.

Comparaison des destructions causées à Hiroshima et à Nagasaki

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cartes : Dégâts aux bâtiments

🗺️ Hiroshima
🗺️ Nagasaki
(Légende des cartes :

  • Rouge foncé : Complètement effondrés + détruits par le feu

  • Rouge : Complètement détruits par le feu

  • Orange : Complètement effondrés

  • Jaune : Partiellement effondrés)

Pourquoi observe-t-on une différence dans l’ampleur des dégâts causés par les deux bombes ?

  1. Les conceptions, la puissance destructrice et l'altitude d'explosion des bombes différaient.

  2. La topographie et la structure urbaine près des hypocentres ont influencé l’étendue de la zone détruite.

  3. La densité de bâtiments et le style architectural étaient différents.

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Panneau 15
intitulé « Damage from Heat » (« Dégâts causés par la chaleur »)

p15

Dégâts causés par la chaleur

Environ 0,2 seconde après la détonation, la boule de feu atteignait une température de surface de 7 700 °C.
Entre 0,2 et 3 secondes après l’explosion, la chaleur intense émise par la boule de feu provoqua des effets puissants au sol.
La température au sol, autour de l’hypocentre, atteignit entre 3 000 et 4 000 °C.
(Le fer fond à environ 1 536 °C.)

Les personnes exposées à ce rayonnement thermique intense ont souffert de brûlures profondes, et beaucoup en sont mortes.
Elles ont été brûlées uniquement sur les parties du corps faisant face à l’hypocentre.
La peau nue a été brûlée jusqu’à une distance de 3,5 km.

📷 Motif de kimono brûlé dans la chair d’une femme

(Hiroshima)
Le motif foncé de son kimono a été imprimé dans sa peau par le rayon thermique.
📅 Vers le 15 août 1945 — Photo : Gonichi Kimura

📷 Ombre d’un soldat et d’une échelle sur un mur en bois

(Nagasaki – à 4 000 m de l’hypocentre)
Le soldat a été directement exposé en descendant d’un toit.
La chaleur a fait brûler le charbon contenu dans la peinture du mur, sauf aux endroits protégés par le soldat et l’échelle, laissant ainsi leur silhouette noire imprimée sur le bois.
📅 Début septembre 1945 — Photo : Eiichi Matsumoto – Avec l’aimable autorisation du journal Asahi Shimbun

📷 Homme brûlé par le rayon thermique

(Hiroshima – exposé à moins de 1 000 m de l’hypocentre)
Seule la zone sous sa ceinture a été protégée des brûlures.
📅 7 août 1945 — Photo : Masami Onuka

Panneau 16
intitulé « Damage from Fire » (« Dégâts causés par le feu »)

p16

Dégâts causés par le feu

Le rayonnement thermique intense a mis le feu aux maisons en bois et à d'autres bâtiments.
De plus, les feux de cuisine dans les foyers, dont les structures s’étaient effondrées sous l’effet du souffle, se sont propagés dans toute la ville.
Des incendies assez chauds pour faire fondre du verre ont ravagé une vaste zone pendant plusieurs heures.

📷 Centre-ville d’Hiroshima en flammes

(Hiroshima – photo prise à environ 4 000 m de l’hypocentre)
📅 6 août 1945 — Photo : Gonichi Kimura

📷 Tramway calciné

(Hiroshima – à 300 m de l’hypocentre)
📅 12 août 1945 — Photo : Yotsugi Kawahara

📷 Ruines incendiées du quartier Iwakawa-machi

(Nagasaki – à 700 m de l’hypocentre)
📅 10 août 1945 — Photo : Yosuke Yamahata – Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

📷 Six bouteilles en verre fondu

(Nagasaki – à 400 m de l’hypocentre)
La chaleur dégagée par la bombe a fait fondre et fusionner ces bouteilles.
Don de Juichan Okada

📷 Statue bouddhiste fondue

(Hiroshima – à 500 m de l’hypocentre)
Cette statue a été soulevée de son socle par le souffle, puis partiellement fondue par les flammes, notamment au niveau du visage et de la poitrine.
Don de Kokichi Takahashi

Panneau 17
intitulé « Damage from Blast » (« Dégâts causés par le souffle »)

p17

Dégâts causés par le souffle

Lorsque la bombe atomique explosa, l’air environnant s’est rapidement dilaté, libérant une onde de choc extrêmement puissante.
Même à 500 mètres de l’hypocentre, la pression du souffle atteignait environ 11 tonnes par mètre carré.

Cette onde de choc provoqua d’énormes dégâts sur une vaste zone.
Dans un rayon de 2 km autour de l’hypocentre, presque toutes les maisons en bois furent écrasées.
Même les bâtiments en béton armé qui ne se sont pas complètement effondrés ont subi des dommages importants.
Les vitres explosèrent, projetant des éclats de verre dans les corps.

📷 Bâtiment partiellement effondré

(Hiroshima – à 620 m de l’hypocentre)
Le rez-de-chaussée s’est effondré. Seul le deuxième étage, l’horloge et les arches sont restés debout, mais penchaient dangereusement.
📅 1–10 octobre 1945 – Photo : Shigeo Hayashi

📷 École en bois effondrée

(Hiroshima – à 2 060 m de l’hypocentre)
Même à plus de 2 km, cette école en bois s’est écroulée sous l’effet du souffle.
Des élèves étaient en classe à l’intérieur au moment de l’explosion.
Photo : Yoshita Kishimoto – Avec l’aimable autorisation de Hiroshi Kishimoto

📷 Sanctuaire shintoïste Sannō

(Nagasaki – à 800 m de l’hypocentre)
Au centre de la photo se trouve la seconde porte torii du sanctuaire.
L’un des piliers faisant face à l’hypocentre fut détruit par l’explosion, tandis que l’autre resta debout.
Photo : Yasuhiro Ishida

📷 Arbres abattus près du collège Keiho

(Nagasaki – à 800 m de l’hypocentre)
Les arbres ont été brisés net à leur base par la force de l’onde de choc.
📅 12–22 octobre 1945 – Photo : Shigeo Hayashi

Panneau 18
intitulé "Damage from Radiation" (« Dégâts dus aux radiations »)

p18

Dégâts dus aux radiations

La caractéristique unique d’une bombe atomique est que, contrairement aux explosifs conventionnels, elle libère une grande quantité de radiations nocives.
Les radiations sont inodores et invisibles, mais pénètrent profondément dans le corps, endommageant les cellules et provoquant des blessures graves aux organes internes, notamment les tissus responsables de la formation du sang dans la moelle osseuse.

Les dégâts sont immédiats mais peuvent aussi se poursuivre pendant des années.
De nombreux survivants à Hiroshima et Nagasaki semblaient indemnes au départ, mais sont tombés malades plus tard, certains mourant des mois voire des années après.
Beaucoup de survivants vivent ou ont vécu le reste de leur vie dans l’angoisse profonde concernant leur santé.

🌟 Radiation initiale

La réaction en chaîne de fission nucléaire qui provoque l’explosion de la bombe libère en une fraction de seconde une intense dose de radiations.
Ces radiations, émises dès le début de la fission nucléaire et jusqu’à une minute après l’explosion, sont appelées radiation initiale.
Elles sont mortelles pour toute personne se trouvant à moins d’un kilomètre de l’hypocentre.

(illustration : Rayons gamma et neutrons touchant directement les personnes exposées lors de l’explosion)

☢️ Radiation résiduelle

La radiation résiduelle provient du sol ou des matériaux de construction devenus radioactifs après l’exposition aux radiations initiales.
Des gouttes de pluie contenant des particules radioactives (suie, poussière) peuvent aussi être remises en suspension dans l’air.

La radiation résiduelle peut nuire à l’organisme par exposition interne, c’est-à-dire par l’absorption de substances radioactives présentes dans la nourriture, l’eau ou l’air.

(illustration : Ingestion via l’eau, l’air, le sol ou la pluie contaminée)

Note finale (en bas) :

Aujourd’hui, le niveau de radiation à Hiroshima et Nagasaki n’est pas supérieur au niveau naturel de fond.

Panneau 19
intitulé « Physical Effects – Acute Effects » (« Effets physiques – Effets aigus »)

p19

Effets aigus : Symptômes apparaissant peu de temps après le bombardement atomique, causés par la chaleur, le souffle et les radiations.

L'interaction complexe entre la chaleur, l'onde de choc et les radiations a eu des effets dévastateurs sur le corps humain, tuant des dizaines de milliers de personnes.
Fin décembre, soit environ cinq mois après le bombardement, les effets aigus avaient en grande partie disparu.

🔥 Blessures causées par la chaleur et/ou le feu : brûlures

📷 Garçon de 16 ans exposé pendant une tournée de distribution de courrier
(Nagasaki) — Exposé à 1 800 m de l’hypocentre
Ce garçon a été brûlé gravement dans le dos en raison d’une chaleur intense, mais a survécu après avoir passé 21 mois allongé sur le ventre.
📅 31 janvier 1946 — Photo : Armée américaine

💥 Blessures dues au souffle : blessures externes, fractures, etc.

📷 Femme blessée par des éclats de verre
(Hiroshima) — Exposée à 1 500 m de l’hypocentre
Cette infirmière travaillait à l’hôpital de la Croix-Rouge d’Hiroshima quand elle fut blessée par l’explosion.
📅 5–6 octobre 1945 — Photo : Shunkichi Kikuchi – Avec l’aimable autorisation de Harumi Tago

☢️ Troubles dus aux radiations : chute de cheveux, purpura, etc.

📷 Soldat atteint de purpura (hémorragies sous-cutanées)
(Hiroshima) — Exposé à 1 000 m de l’hypocentre
Le purpura (taches violacées dues à des saignements sous la peau) était l’un des symptômes mortels observés après les radiations.
Bien que les saignements aient commencé dès août, ce soldat est décédé le 3 septembre 1945, jour où cette photo a été prise.
Photo : Gonichi Kimura

📷 Petite fille ayant perdu ses cheveux
(Nagasaki)
Cette fille, photographiée dans un centre d’aide humanitaire, a perdu ses cheveux à cause des effets des radiations.
📅 Août – septembre 1945 — Photo : Eiichi Matsumoto – Avec l’aimable autorisation du journal Asahi Shimbun

Panneau 20
intitulé Effets physiques – Séquelles

p20

Séquelles : Symptômes apparus après la disparition des effets aigus.

Séquelles :

  • Tumeurs malignes

  • Tumeurs bénignes

  • Cataractes causées par la bombe atomique

  • Microcéphalie due à la bombe atomique, déficience intellectuelle

  • Hyperparathyroïdie, chéloïdes, troubles du développement et de la croissance, etc.

Tumeurs malignes (cancer)

Les radiations peuvent provoquer le cancer. Des relations de cause à effet entre la dose de radiation, la distance par rapport à l’hypocentre et l’incidence du cancer ont été rapportées.

Leucémie et cancers dus à l’exposition aux radiations

(Graphique)
Axe vertical : Nombre de décès par an
Axe horizontal : Années depuis l’exposition aux radiations
Zones :

  • Leucémie (hausse rapide puis baisse dans les premières décennies)

  • Cancers solides (poumon, sein, estomac, œsophage, etc.) (augmentation progressive sur plusieurs décennies)
    Source : Introduction à la Fondation de Recherche sur les Effets des Radiations

Chéloïdes

Des cicatrices anormales sur les brûlures ont causé aux survivants des douleurs physiques et émotionnelles intenses.

Homme avec des chéloïdes sur le visage et le cou
(Nagasaki – Exposé à 1 000 m de l’hypocentre)
Photo : Sakae Murakami
Avec l’aimable autorisation de la section de Nagasaki du groupe de photographes des survivants de la bombe atomique du Japon.
Juin 1970

Exposition prénatale

Les fœtus exposés aux radiations dans l’utérus ont également été affectés.

Homme microcéphale avec sa mère (Hiroshima)
Tame Okada (à droite) a été exposée à la bombe alors qu’elle était chez elle, à 860 m de l’hypocentre, avec son mari, et a donné naissance à son fils Yoshikazu l’année suivante. Lorsque Yoshikazu est entré à la maternelle, la famille a découvert qu’il souffrait de troubles du développement. Après avoir perdu son mari à cause d’un cancer, Tame a passé le reste de sa vie à soutenir son fils, confronté à des troubles liés à la bombe atomique.
Photo : Masahiko Shigeta
Juin 1970

Panneau 21
intitulé Secours et Sauvetage au milieu du chaos

p21

La bombe atomique a causé instantanément des destructions massives.
Les installations gouvernementales, les hôpitaux et la plupart des autres organisations furent réduites en ruines ; les communications et les réseaux de transport furent paralysés.
Néanmoins, les opérations de secours commencèrent immédiatement avec les habitants de la région, qui offrirent des soins d’urgence aux blessés, transportèrent les victimes vers des postes de secours, procédèrent à l’évacuation des corps et distribuèrent de la nourriture.

📌 Un policier rédige un certificat de sinistre (Hiroshima – à 2 500 m de l’épicentre)
Malgré ses propres blessures, ce policier délivrait des certificats de sinistre aux victimes du bombardement, leur permettant de recevoir des rations d’urgence.
📅 6 août 1945
📷 Photo : Yoshito Matsushige – Collection du Chugoku Shimbun

📌 Hôpital de fortune dans l’école primaire Shinkozen (Nagasaki – à 3 000 m de l’épicentre)
Le plus grand poste de secours de la ville de Nagasaki a accueilli un grand nombre de patients.
Même après plusieurs jours, des patients mouraient encore de symptômes mystérieux liés à la bombe atomique.
📅 25 septembre 1945
📷 Photo : Yasuo Tomishige – Avec l’aimable autorisation du journal Asahi Shimbun

📌 Soins médicaux au poste de secours temporaire près de la gare de Michinoo (Nagasaki – à 3 600 m de l’épicentre)
📅 10 août 1945
📷 Photo : Yosuke Yamahata – Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

📌 Petite fille dans un camion de secours (Hiroshima – à 920 m de l’épicentre)
📅 9–12 août 1945
📷 Photo : Hajime Miyatake – Avec l’aimable autorisation du journal Asahi Shimbun

Panneau 22
intitulé À la recherche de la famille et des amis

p22

📌 Consultation des listes de patients affichées au poste de secours (Hiroshima — à 260 m de l’épicentre)
Les gens marchaient d’un poste de secours à l’autre à la recherche de membres de leur famille disparus.
Beaucoup étaient incapables d’identifier des restes humains ou même des objets personnels.
📅 Environ le 12 août 1945
📷 Photo : Yotsugi Kawahara

📌 Poste de secours d’urgence sur la berge de la rivière Otagawa (Hiroshima — à 1 100 m de l’épicentre)
L’hôpital militaire n°2 d’Hiroshima fut réduit en cendres, mais dès le lendemain, on dressa des tentes et rassembla des toiles de tôle et des nattes de paille sur la berge ouest pour les blessés.
Les blessés affluaient en si grand nombre que les tentes étaient débordées.
📅 9 août 1945
📷 Photo : Yotsugi Kawahara

📌 Crémation des dépouilles (Hiroshima — à 740 m de l’épicentre)
La gestion des cadavres était une tâche ardue.
L’odeur pestilentielle des corps en décomposition forçait à entasser les cadavres en tas, sur les berges sèches ou dans les cours d’écoles, où ils étaient incinérés jour après jour.
La fumée de ces crémations s’élevait partout dans la ville.
📅 9–12 août 1945
📷 Photo : Hajime Miyatake – Avec l’aimable autorisation du journal Asahi Shimbun

🎨 Crémation – Triste adieu (Nagasaki)
Illustration par Hiroshi Matsuoka

📌 Stèle du “Tumulus des Mille” (Hiroshima, Ninoshima)
Les blessés mouraient les uns après les autres.
Beaucoup étaient méconnaissables, leurs restes ne pouvaient être rendus à leurs familles.
Un grand nombre de corps a dû être incinéré simultanément.
📅 16–17 octobre 1945
📷 Photo : Shunkichi Kikuchi – Avec l’aimable autorisation de Harumi Tago

Panneau 23
intitulé Sortir des ruines

p23

Dans les villes dévastées, les efforts pour rétablir l’électricité et réparer les routes principales, les voies ferrées, les tramways et les lignes de communication ont commencé immédiatement après le bombardement.
Ayant perdu leurs maisons et leurs lieux de travail, les survivants ont continué leur vie sans vêtements adéquats, ni nourriture, ni produits de première nécessité.

La vie quotidienne était tragique, mais ils ont affronté cette souffrance avec courage et se sont attelés à la reconstruction de leur existence.
Les aides venues de l’étranger — en vivres, vêtements, fournitures médicales et autres — ont joué un rôle majeur dans le soutien à cette reprise.

📸 Distribution de nourriture près de l’épicentre (Nagasaki)
📅 12–22 octobre 1945
Photo : Shigeo Hayashi

📸 Construction d’une cathédrale provisoire d’Urakami (Nagasaki)
📅 Août 1946
Photo : Yasuo Tomishige – Avec l’aimable autorisation de Asahi Shimbun Company

📸 Répression du marché noir (Hiroshima)
Le rationnement des produits de première nécessité a continué après la guerre, et les biens étaient rares.
Des foules se pressaient pour acheter de la nourriture, des vêtements ou d’autres articles dans des marchés non autorisés.
📅 Printemps 1946
Photo : Yosuke Yamahata – Avec l’aimable autorisation de Shogo Yamahata

📸 Réparation d’une ligne de tramway (Hiroshima — à 300 m de l’épicentre)
Un effort valeureux a permis de rouvrir un tronçon de ligne dès le 9 août, soit trois jours seulement après le bombardement.
📅 4–6 octobre 1945
Photo : Shunkichi Kikuchi – Avec l’aimable autorisation de Harumi Tago

Panneau 24
intitulé Renaissance des villes

p24

Bien que des projets de reconstruction d’Hiroshima et de Nagasaki aient été envisagés immédiatement après la fin de la guerre, des difficultés financières ont freiné les progrès.
Pour cette raison, Hiroshima et Nagasaki ont fait appel à la Diète (Parlement japonais) afin d’adopter des lois permettant aux deux villes de recevoir une aide spéciale du gouvernement national.

En 1949, furent promulguées :

  • la Loi sur la construction de la Ville Mémoriale de la Paix d’Hiroshima,

  • et la Loi sur la construction de la Ville Culturelle Internationale de Nagasaki.

Grâce à la construction de routes et de lieux commémoratifs pour la paix rendue possible par ces lois, une reconstruction substantielle a rapidement été amorcée.

📸 Inauguration du cénotaphe pour les victimes de la bombe atomique (Hiroshima)
📍 Parc du Mémorial de la Paix
📅 6 août 1952
Gracieuseté du Chugoku Shimbun

📸 Centre-ville de Nagasaki 9 ans après le bombardement atomique
📅 1954
Gracieuseté de Nagasakishimbunsha

📸 Centre-ville de Hiroshima 13 ans après le bombardement atomique
Cette année-là, la population et l’activité manufacturière de la ville dépassaient les niveaux d’avant-guerre
📅 25 novembre 1958
Gracieuseté du Chugoku Shimbun

📸 Construction de la Statue de la Paix (Nagasaki)
📅 Mai 1955
Gracieuseté de Nagasaki Bunkensha

Panneau 25
intitulé Hiroshima et Nagasaki aujourd’hui

p25

La détermination intense et la persévérance des habitants ont permis de relever leurs villes des horreurs de la bombe atomique vers la prospérité que nous voyons aujourd’hui.
En coopérant avec des villes et des populations au Japon et à l’étranger qui souhaitent la paix, Hiroshima et Nagasaki sensibilisent le monde à l’inhumanité des armes nucléaires et œuvrent ensemble pour construire un monde pacifique sans elles.

📸 Parc du Mémorial de la Paix (Hiroshima)
Gracieuseté de la Division des relations publiques, Ville de Hiroshima

📸 Vue nocturne de la ville de Nagasaki
Vue depuis le mont Inasa

Panneau 26
intitulé Mémoires d’Hiroshima et de Nagasaki – Témoignages de survivants

p26

La bombe atomique a complètement bouleversé des vies et laissé aux survivants des souffrances tant physiques qu’émotionnelles.
Chaque survivant porte en lui des souvenirs trop douloureux pour être racontés.
Malgré cela, ils continuent de témoigner auprès des générations futures, pour abolir les armes nucléaires et faire en sorte que personne n’ait plus jamais à vivre une telle expérience.

📷 Peur des préjugés : une survivante refuse d’être photographiée (Hiroshima)
Les survivants étaient souvent tourmentés par les préjugés sociaux. Certains ont vécu toute leur vie en cachant le fait qu’ils étaient survivants.
1985 – Photo de Yoshihiro Oishi

💬 Miyoko Matsubara (Hiroshima, alors âgée de 12 ans)

Miyoko a été exposée à la bombe alors qu’elle travaillait à un chantier de démolition, à 1,5 km de l’épicentre. Elle a subi de graves brûlures sur tout le corps.

« Quand je me suis regardée dans le miroir, j’ai vu mon visage sans sourcils, rouge et gonflé, couvert de chéloïdes. J’étais horrifiée. Ma sœur, âgée, priait de tout cœur d’avoir été touchée à ma place, car elle était déjà vieille et avait peu de temps à vivre.

J’ai été diplômée, mais je n’ai pas pu trouver de travail à cause de mon apparence. J’ai subi 26 opérations en 42 ans à l’hôpital universitaire d’Hiroshima, sur les mains, les bras et le visage. Mais à chaque incision, une nouvelle cicatrice chéloïde apparaissait.

Plus tard, lorsque j’ai atteint l’âge de me marier, on parlait de leucémie et de maladies dues à la bombe. Des rumeurs circulaient sur les survivants : on disait qu’ils ne pourraient pas avoir d’enfants, ou qu’ils donneraient naissance à des enfants handicapés.
Les gens évitaient les hibakusha. Nous avons souffert de discriminations injustes. »

📆 Témoignage donné en 1986

💬 Sumiteru Taniguchi (Nagasaki, alors âgé de 16 ans)

Sumiteru était facteur, à 1,8 km de l’épicentre, lorsqu’il a été touché par la bombe. Il a été projeté au sol et gravement brûlé au dos, bras et jambes.

« J’ai souffert à l’hôpital pendant 3 ans et 7 mois. Pendant 1 an et 9 mois, j’ai erré entre la vie et la mort, vivant un véritable enfer.

En 1991, j’ai donné une conférence dans une école allemande. Aucun enseignant ne s’est approché de moi. Quand j’ai demandé pourquoi, on m’a dit qu’ils avaient peur d’être contaminés par la radiation.

Si nous voulons continuer à vivre comme des humains, nous devons comprendre que **les armes nucléaires sont incompatibles avec l’humanité. »

📆 Témoignage donné en 1993

📷 Frères cireurs de chaussures (Hiroshima)
Certains orphelins ayant perdu tous leurs proches ont été recueillis par des orphelinats ou monastères. Mais beaucoup d’enfants n’ont pas eu cette chance.
Vers 1948 – Photo de Yuichiro Sasaki – Collection de Yugo Shioura

💬 Shoso Kawamoto (Hiroshima, alors âgé de 11 ans)

Shoso a survécu de justesse à la bombe. Il a erré, le corps couvert de sang, puis a été recueilli et soigné.

« Ceux qui, comme moi, s’en sortaient vivaient un calvaire.
Hiroshima était une plaine calcinée, où seuls les plus faibles semblaient survivre.

Plus tard, je suis allé voir les parents d’une fille que je voulais épouser. Quand ils ont su que j’étais un hibakusha, ils ont refusé. Ils craignaient que nos enfants naissent avec des handicaps.

Je n’ai rien pu dire. Je suis resté muet de stupeur.

J’espère que mon témoignage aidera les jeunes générations à ne jamais répéter ce drame, et à comprendre la souffrance des survivants. »

📆 Témoignage donné en 2008

Panneau 27
intitulé Mémoires d’Hiroshima et de Nagasaki – Témoins matériels –

p27

Le tricycle de Shin-chan

Shin’ichi Tetsutani (alors âgé de 3 ans et 11 mois) a été victime du bombardement alors qu’il faisait du tricycle devant sa maison. Il est décédé plus tard dans la soirée.
Son père, bouleversé à l’idée d’enterrer seul son fils de 3 ans, a choisi d’inhumer le corps de Shin’ichi avec son tricycle dans le jardin de leur maison.

En été 1985, soit 40 ans plus tard, le père de Shin’ichi a exhumé les restes de son fils pour les transférer dans une sépulture digne.
Il a donné ce tricycle au Musée du Mémorial de la Paix.

📍 À 1 500 m de l’épicentre
Don de Nobuo Tetsutani

Le chapelet de la mère

Le matin du 9 août, la mère de Misaki Ide est allée travailler chez un proche, près de la cathédrale Urakami (à environ 600 m de l’épicentre).
Après le bombardement, Misaki s’est précipitée chez ce parent à la recherche de sa mère, et l’a trouvée morte près de la cathédrale.
Dans les ruines, elle a retrouvé ce chapelet dont les perles ressemblaient à des bonbons fondus.

Misaki a conservé le chapelet de sa mère pendant 40 ans, avant de le donner au Musée de la bombe atomique de Nagasaki.

📍 À 600 m de l’épicentre
Don de Misaki Ide

La boîte à lunch de Shigeru-kun

Shigeru Orimen (alors âgé de 13 ans), élève de première année du Second Collège junior préfectoral de Hiroshima, est parti travailler tôt le matin du 9 août avec le repas préparé par sa mère.
Il a été victime du bombardement alors qu’il se trouvait sur le chantier de démolition où il travaillait.

Tôt le matin du 9 août, sa mère est partie à sa recherche et l’a trouvé mort au sol, tenant contre son ventre sa boîte à lunch calcinée, dont le contenu restait intact mais noirci.

📍 À 600 m de l’épicentre
Don de Shigeko Orimen

Panneau 28
intitulé Essais nucléaires et développement des armes nucléaires

p28

Victimes des essais nucléaires

Avec les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, le monde est entré dans l’ère nucléaire, marquée par des tensions persistantes entre les blocs de l’Est et de l’Ouest jusqu’au milieu des années 1980.

Pendant cette période, les États-Unis et l’Union soviétique ont mené une course aux armements nucléaires, augmentant le nombre et la puissance de leurs armes. Plus de 500 essais nucléaires atmosphériques ont été réalisés, exposant des millions de personnes aux radiations et perturbant profondément l’environnement terrestre.

En 1963, le Traité d’interdiction partielle des essais nucléaires (PTBT) a été signé pour remédier à cette situation, interdisant les essais atmosphériques. Par la suite, l’ONU a adopté en 1996 le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), interdisant toute explosion d’arme nucléaire.
Mais certains types de tests non expressément interdits par le traité, comme les essais nucléaires sous-critiques, se poursuivent encore.

En 2010, les États-Unis seuls avaient effectué plus de 1 000 essais nucléaires.
Au total, plus de 2 000 essais nucléaires ont été menés depuis Hiroshima et Nagasaki.

En un demi-siècle, les armes nucléaires sont passées de deux à plus de 70 000 têtes nucléaires.
Aujourd’hui encore, l’humanité est menacée par cette arme terrifiante.

Les victimes des essais nucléaires

Les radiations dues au développement, à la production et aux tests d’armes nucléaires traversent les frontières.
Elles ont ruiné des vies, détruit des moyens de subsistance, et causé des souffrances physiques, psychologiques et sociales — même sans usage militaire.

Daigo Fukuryu Maru (Dragon Chanceux n°5)

Le 1er mars 1954, le bateau de pêche thonier Daigo Fukuryu Maru naviguait dans l’océan Pacifique, à environ 160 km à l’est des îles Marshall.
Les membres d’équipage ont été exposés à des “cendres de la mort” hautement radioactives tombées du ciel après un essai de bombe H mené par les États-Unis.

Tous ont présenté les symptômes d’une irradiation aiguë.
Six mois plus tard, le chef radio-opérateur est mort, les autres membres sont restés gravement affectés, leurs vies à jamais bouleversées.

Cet événement a déclenché un mouvement international pour interdire les bombes A et H.
En août 1955, la 1ère Conférence mondiale contre les bombes atomiques et hydrogène s’est tenue à Hiroshima.

📷 Daigo Fukuryu Maru après exposition aux radiations
📷 Sanjirō Masuda, membre d’équipage, soigné pour ses brûlures causées par les « cendres de la mort »
(Photos : Fondation Daigo Fukuryu Maru Peace / Yomiuri Shimbun)

Victimes nucléaires dans les Îles Marshall

En 1946, les États-Unis ont commencé à utiliser les îles Marshall comme site d’essais nucléaires.
Les habitants proches des zones de test ont été relocalisés sur d’autres atolls, loin de leur terre d’origine.

Conséquence des 67 essais nucléaires, les populations exposées ont subi de graves effets sur la santé : pertes de cheveux, nausées, maladies cancéreuses, fausses couches, infertilité, troubles développementaux.
Même aujourd’hui, beaucoup ne peuvent retourner dans leurs îles natales.

📷 Membres du groupe ERUB (survivantes des essais nucléaires), devant l’ambassade américaine
Groupe composé surtout de femmes réclamant une indemnisation, actif dans le témoignage et la transmission.
(Photos : Seiichiro Takemine)

Panneau 29
intitulé La société civile appelle à l’abolition des armes nucléaires

p29

L’abolition des armes nucléaires ne se produira pas sans une demande publique mondiale.
L’opinion publique internationale doit être mobilisée pour orienter les politiques nationales vers le désarmement.
Les individus, groupes, entreprises, villes et nations doivent s’engager pour la paix et œuvrer à construire une société libérée des armes nucléaires.

Les citoyens du monde entier doivent renforcer leur solidarité et travailler ensemble.
L’efficacité de cette coopération a été démontrée par les ONG (organisations non gouvernementales) dans la promotion du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires.
Mobilisons-nous pour créer un vaste mouvement mondial.

Traité sur l’interdiction des armes nucléaires

Le 7 juillet 2017, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) a été adopté à l’ONU par 122 pays, dont environ 60 % des États membres des Nations Unies.
Le TIAN est le premier accord juridique international visant à interdire complètement les armes nucléaires (y compris leur développement, essais, production, acquisition, stockage, emploi et menace d’emploi).
Son texte évoque les souffrances et les dommages causés par les bombardements atomiques sur les populations de Hiroshima et Nagasaki.

La Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) a joué un rôle majeur pour mobiliser la société civile en faveur du traité, en particulier par les jeunes générations.
Des ONG dans plus de 100 pays ont activement milité pour qu’il entre en vigueur, ce qui a été réalisé le 22 janvier 2021.

Le défi actuel est de faire signer le traité à tous les États, y compris ceux dotés d’armes nucléaires ou se plaçant sous leur « parapluie ».

📷 Lieu des négociations pour le TIAN — Moment de l’adoption du traité
7 juillet 2017, New York, USA – Avec l’aimable autorisation d’ICAN

Maires pour la Paix

Fondé par les villes d’Hiroshima et de Nagasaki en juin 1982, le réseau « Mayors for Peace » vise à contribuer à une paix mondiale durable.
Il sensibilise les citoyens à l’abolition totale des armes nucléaires, par une solidarité active entre les villes membres.
Le réseau s’attaque aussi aux problèmes majeurs de l’humanité : famine, pauvreté, réfugiés, atteintes aux droits humains, dégradation de l’environnement.

🔗 www.mayorsforpeace.org
📷 11e Conférence exécutive des Maires pour la Paix
11–12 novembre 2019, Hanovre (Allemagne)

Panneau 30
intitulé De Hiroshima et Nagasaki vers l’avenir

p30

Nous continuerons à transmettre les horreurs vécues à Hiroshima et Nagasaki
jusqu’à ce que nous parvenions à un monde de paix, sans armes nucléaires.
Nous ne voulons pas que vous viviez notre tragédie.

📷 Lanternes en papier flottantes (Hiroshima)

Chaque 6 août, des lanternes en papier décorées de prières pour la paix sont mises à flot sur la rivière Motoyasu pour honorer les victimes du bombardement atomique.

📷 Statue de la Paix dans le Parc de la Paix (Nagasaki)

📷 Messe à la cathédrale Urakami (Nagasaki)

SECRÉTARIAT

​Place de la Cure, 23

1300 Wavre

info@sjbw.be

Mercredi, 11h-12h et Jeudi, 17h-18h

Tél. 010/23.49.80 (hors congés scolaires)

ÉGLISE

Saint-Jean-Baptiste

Place Cardinal Mercier

1300 Wavre

L’église est ouverte habituellement jusqu’à 17h

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